L’Usine d’Incinération des Ordures Ménagères de Cap Ecologia

Les ordures ménagères collectées sur le territoire de la CCHB ont pour destination l’Usine d’Incinération des Ordures Ménagères située à Cap Ecologia, Lescar.

Elle compte 2 fours et 2 lignes complètes et indépendantes.

SMDT

La part principale des résidus d’incinération, les mâchefers (= les matériaux inertes imbrûlés aux températures de l’incinération de 850°C), sont valorisés comme  matériaux de travaux publics (remblais, corps de chaussée de route).

L’incinération est très contrôlée pour que les fumées ne soient pas sources de pollution de l’environnement. Ainsi des dispositifs très poussés de traitement des fumées font partie de l’usine.

Les fumées sont traitées avant d’être rejetées dans l’atmosphère. Les résidus des fumées appelés REFIOM sont envoyés en centre d’enfouissement de classe 1.

L’usine d’incinération de Lescar produit de l’électricité. L’électricité produite en une année normale est de 30 000 MWh, ce qui correspond à la consommation électrique de 20 000 habitants. L’électricité est vendue à EDF


1. Le grappin : sert à mélanger les déchets pour les homogénéiser
avant de les mettre dans le four (pour avoir un
pouvoir calorifique homogène). Il prend 1 tonne d’ordures
ménagères.

2. Le four : brûle les ordures ménagères à une température
moyenne de 1 000°C. En 2 secondes, les ordures ménagères
sont éliminées.

3. Extraction des cendres : les ordures ménagères brûlées
vont donner deux produits : des cendres, appelées
mâchefers et de la chaleur. Les mâchefers sont un mélange
de cendres et d’éléments imbrûlés, des métaux.
Les métaux seront extraits des mâchefers à l’aide d’un
aimant pour être recyclés. Les mâchefers débarrassés
de la ferraille seront utilisés en sous-couches routières,
comme la sous-couche de parking par exemple.

4. Traitement des polluants contenus dans les fumées :
plusieurs équipements sont nécessaires :
*électrofiltre : récupération des poussières qui sont piégées
dans un champ électrique et extraites. Ce sont
les REFIOM.
*refroidissement des fumées : les fumées doivent passer
de 220°C (en sortie de l’électrofiltre) à 160°C avant
de passer dans le filtre à manche, afin d’optimiser
la consommation des réactifs chimiques pour mieux
capter les polluants. Elles sont refroidies avec de l’eau.
*mélangeur réacteur : injection de réactifs (de la chaux)
pour enlever l’acidité des fumées et d’un absorbant
(minsord) qui va fixer les dioxines et les métaux lourds.
*filtres à manches : 432 manches en téflon vont filtrer
les fumées et les réactifs. Elles vont se charger d’une
croûte qui sera évacuée (REFIOM).
*laveur : avec de l’eau réutilisée (issue de l’étape de
refroidissement) pour refroidir les fumées à 60°C. L’eau s’évapore.

5. La chaleur issue du four va être valorisée pour produire
de l’électricité
: des canalisations d’eau sont accolées à
la paroi extérieure du four ; la chaleur produite lors de la
combustion va permettre de transformer l’eau circulant
dans ces tuyaux en vapeur d’eau (à haute température
et à haute pression). Cette vapeur va ensuite permettre
de produire de l’électricité en faisant fonctionner
un turboalternateur. Ainsi en un an, ce sont 30 000
Mégawatt-heures (MWh) qui seront produits et revendus
à EDF. Cette production correspond à la consommation
électrique de 20 000 habitants sur une année.
La fumée produite dans l’enceinte du four, par incinération
des déchets, sera débarrassée des polluants qu’elle
contient avant d’être rejetée dans l’atmosphère.
Les polluants sont extraits par plusieurs procédés mécaniques
et chimiques. Une fois fi ltrées, les fumées sortent
de la cheminée. Le panache blanc visible au dessus des
cheminées est le résultat de la condensation de l’eau
contenue dans les fumées qui sortent à 60°C.